Le silence se fait... Voici les disciples, ils sont en cercle, silencieux et avides de recevoir les divines paroles qui vont tomber de la bouche du Maître. Cette doctrine commune, ils se la transmettent oralement, en jurant sur leur Maître qu'ils se la communiqueront en toute sa vérité. Pythagore a prescrit à ses disciples de jurer rarement ; mais quand ils ont fait un serment, il leur impose de le garder fidèlement et de veiller à son exécution ponctuelle, car le serment, c'est l'observation des lois divines. La vénération des Pythagoriciens pour leur Maître est telle qu'ils s'inclinent devant son enseignement en disant : "Le Maître a dit" ou plus simplement : "Il a dit." Cela ne signifie pas seulement que sa parole doit être aveuglément crue, mais aussi que son nom sacré ne doit pas être prononcé. À en croire Aristote, nombre de ses disciples avaient foi en lui comme en une apparition d'Apollon, et ils révéraient ses doctrines ainsi que les oracles d'une divinité. Cette formule : "Il a dit", que l'on retrouve souvent dans Les Métamorphoses d'Ovide pour ponctuer la prise de parole d'un dieu ou d'une déesse : "Il dit" ou "Elle dit" serait-elle à l'origine de la manière de conclure une planche en Franc-maçonnerie ?