"Le beau est la splendeur du vrai" disait Platon. Des enluminures qui ornent les premiers manuscrits d'Hildegard von Bingen nous sont parvenues du lointain Moyen Âge. Elles sont d'une fraîcheur telle qu'elles parlent encore aujourd'hui à qui veut les décrypter. Car de même qu'on "écrit" une icône, il faut apprendre à lire une enluminure.
On ignore d'ailleurs si les enluminures sont de sa main-même ou si elle n'en a dessiné que les contours. On pense plutôt qu'elles auraient été réalisées par les sœurs de son couvent auxquelles elle décrivait ses visions, certaines ayant probablement été peintes peu de temps après sa mort.