Le langage symbolique utilisé par Hildegard von Bingen, pas toujours facile à saisir pour un lecteur contemporain, fascine et suscite l'imagination. Le prologue et les chapitres successifs du Livre des Œuvres divines représentent pour chaque vision l'abbesse assise, éveillée dans sa cellule, recevant l'inspiration divine sous la forme de flammes de feu qui l'assimilent à un nouvel apôtre. Pour écouter, il faut pouvoir faire silence car le silence n'est pas vide mais présence. Elle dicte ensuite ses visions à son secrétaire, le moine Wolmar. Les enluminures s'inscrivent dans une vision cosmique de l'Histoire du Salut de l'Humanité.