10° Grade :
- D : Êtes-vous Maître Élu des Quinze ?
- R : Mon zèle et mon travail m'ont procuré ce grade.
Sterkin et Oterfut, les deux derniers meurtriers d'Hiram ont été jugés et condamnés à mourir, poitrine et ventre ouverts exposés à l'ardeur du soleil. Leurs bourreaux leur coupent la tête. Est-ce par charité ? Puis leurs corps sont jetés par-dessus les murailles de Jérusalem pour servir de pâture aux bêtes féroces. Les têtes des trois assassins sont exposées au bout de pieux, aux portes de la ville, pour servir d'exemple tant au peuple qu'aux ouvriers du Temple. N'est-ce point là davantage vengeance que justice ? Cet enseignement ne tend-il pas à accréditer la nécessité de la peine de mort ?
Symboliquement, le combat contre les agitations passionnelles est mené dans des conditions différentes de celles du 9° Grade. Le récipiendaire n'a pas réitéré la faute consistant à frapper dans le noir de l'inconscient, symbolisé par le thème de la caverne. Les pulsions intérieures à combattre ont été dominées et amenées dans la pleine lumière de la conscience pour y être frappées. Ce passage du désir pulsionnel au désir socialisé, cette sublimation, sont peut-être une des plus magistrales leçons de la Loge de Perfection. C'est ce travail sur soi qui différencie les 9° et 10° Grades et qui justifie la réponse du Maître Élu des Quinze. Celui-ci retrouve dans ce grade la notion chère au Prévôt et Juge du 7° Degré quant à la Justice qui doit correspondre à la nécessité de rétablir un ordre qui a été troublé.